notre action à l’image de notre discours
Le nom de "La Source" a résonné dernièrement à quelques jours d’intervalle
dans deux lieux prestigieux.

Au Sénat, Jeanne Houlon a parlé de Roger Cousinet
et de notre approche de la résolution non violente des conflits.

A l’UNESCO, quatorze élèves de CM2 ont participé à une discussion
à visée philosophique animée par Michel Tozzi, sur le thème de la justice.




En écoutant Jeanne parler de notre école, je ne pouvais m’empêcher de penser "est-ce que notre action est à l’image de notre discours ?
Au quotidien, que mettons-nous en oeuvre pour donner aux élèves cette place centrale qui les rend acteurs dans leurs apprentissages et responsables de leur environnement scolaire ? Développons-nous bien chez eux cette capacité à se positionner comme des sujets pensants à part entière ? ".


La prestation impressionnante des enfants à l’UNESCO, la qualité de leur prise de parole, leur capacité d’écoute et la pertinence de leurs interventions m’ont en partie rassuré.
Mais dès ce bref moment de fierté passé, une autre question s’impose "quelle est la part de notre pédagogie et celle de l’environnement dans lequel évoluent ces enfants ?" Question qui nous est souvent posée et de manière plus générale récurrente dans notre métier.Difficile de faire la part des choses.

Les enseignants, pour reprendre les mots de Jean FRANÇOIS que nous avons reçu en janvier, ne sont que "des adultes de passage" dans la vie des élèves mais des adultes qui peuvent être déterminants.

Alors continuons à nous poser des questions, à réfléchir et à travailler ensemble pour que notre action soit majoritairement positive !

Tant que nous croiserons dans l’école tôt le matin ou tard le soir des adultes: enseignants, parents, personnel de l’école qui se retrouvent pour échanger autour d’un projet, d’un élève ou de la gestion de l’établissement nous pourrons être convaincus d’une chose, La Source, après 63 ans, est toujours en chantier.

Yves Herbel

La Source - 11 rue Renan - contacter le webmaster - Site réalisé par Caboche